Le miroir noir
Plaque froide que les gens de l’Autre Monde caressent du doigt pendant des heures. Elle s’éteint dès qu’on a besoin d’elle. Usage probable : méditation, ou punition.
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Ambiance du jeu et discothèque de votre résidence.
Coup de marteau à l’adjudication, carillon des objets Éternels.
Le tutoriel s’affichera à la prochaine entrée en jeu.
Efface définitivement la sauvegarde LOT 49 liée à ce compte Dies Nox. Irréversible.
« Le ciel s’est ouvert au-dessus de Novandria. Il n’en est tombé ni dragon, ni armée, ni prophétie. Seulement des choses. Des milliers de choses. »
Personne ne sait exactement quand elle s’est ouverte. Les astronomes de Stratosia jurent l’avoir vue s’élargir une nuit d’hiver, comme une fêlure dans un vitrail ; les pêcheurs de Namaris prétendent qu’elle a toujours été là, mais que personne n’avait pensé à lever la tête. Une chose est certaine : un matin, une longue cicatrice rouge barrait le ciel, et des objets ont commencé à en tomber.
Ils ne tombent pas comme la pluie, mais comme des souvenirs qu’on aurait égarés : par paquets, sans logique, parfois emballés, souvent cassés. Une bouilloire au fond d’un champ de Calenna. Trois chaussures dépareillées sur le toit du palais de Valnareth. Une boîte de céréales, intacte, dans la fontaine d’Eryndor. Les mages ont tenté de refermer la Faille. Elle leur a renvoyé une imprimante.
De l’autre côté se trouve un monde que les érudits appellent, faute de mieux, l’Autre Monde. Un endroit étrange, sans la moindre magie, où les gens semblent avoir remplacé les sortilèges par des boutons. On y garde des boîtes dans des boîtes, que l’on range dans d’autres boîtes. Le mode d’emploi d’une machine à laver y a été traduit en sept langues avant que quelqu’un ne remarque qu’il ne s’agissait pas d’une prophétie.
Plaque froide que les gens de l’Autre Monde caressent du doigt pendant des heures. Elle s’éteint dès qu’on a besoin d’elle. Usage probable : méditation, ou punition.
On y glisse du pain, elle le rend brûlé. Les savants d’Eryndor y voient un rituel de purification. Nalya y voit un grille-pain.
Ne fait rien, ne sert à rien, se vend une fortune. Plus il est enfermé dans sa boîte d’origine, plus il vaut cher. Personne n’ose l’en sortir.
Au début, on a eu peur. Puis on a eu de la curiosité. Puis on a eu des clients. Des ramasseurs se sont mis à arpenter les champs et les toits pour récupérer tout ce que la Faille laissait tomber. On a vu des familles entières bâtir leur fortune sur un lot de baladeurs cassettes, et des nobles ruinés pour une collection de cartes dont personne ne connaissait les règles.
Il a fallu stocker tout cela. Autour de la Faille, des entrepôts ont poussé comme des champignons : rangées de box fermés à clé, loués à la semaine, remplis à ras bord. Une ville est née de ce désordre, puis un royaume entier : Novandria. Et comme dans tous les entrepôts du monde, certains locataires ont cessé de payer, d’autres ont disparu, et leurs box sont restés là, scellés, avec tout ce qu’ils contenaient.
La première vente eut lieu dans l’entrepôt numéro 49 des Halles des Verrières : un commissaire-priseur improvisé, une douzaine de curieux et un rideau métallique que personne n’avait le droit de soulever avant d’avoir payé. On y trouva un fer à repasser, deux mangas et une console portable. L’acheteur revendit la console le lendemain pour le prix d’une maison. La légende du Lot 49 était née, et avec elle tout un réseau.





Vous arrivez à Novandria avec quelques Velys en poche et beaucoup de flair, du moins vous l’espérez. Chaque jour, des box sont mis en vente aux Halles des Verrières. On ne voit presque rien de ce qu’ils contiennent : quelques silhouettes sous une bâche, un carton qui dépasse, un reflet. Le reste, c’est à vous de le deviner.
Achetez juste, faites expertiser ce qui vous intrigue, revendez ce qui ne vous parle pas et gardez ce qui vous émeut. Et peut-être qu’un matin, vous trouverez au fond d’un box l’un de ces objets dont on chuchote le nom aux Halles : un objet Éternel.
Le cycle est simple : acheter à l’aveugle, découvrir ce qu’on a acheté, puis décider quoi vendre et quoi garder.
Chaque jour, plusieurs box sont mis en vente aux Halles, chacun avec une heure de clôture. Seuls quelques indices sont visibles : niveau, volumes, familles d’objets. Toute offre est ferme ; quand plus personne ne relance, le marteau tombe.
Astuce : les concurrents n’ont ni le même budget ni le même sang-froid.Rynn identifie les objets inconnus, l’Atelier répare les objets cassés, Nalya ouvre les coffres et Nymeria tente d’améliorer l’état d’une pièce, une seule fois.
Chaque service a un coût et prend du temps.Comptant pour être payé tout de suite, annonce pour viser mieux, vitrine pour fixer votre prix et négocier. La vente automatique écoule d’un coup les petits objets d’un box.
Chaque objet vendu en boutique est taxé.Les avis d’impôts se règlent au Comptoir dans les trois jours, sous peine de majoration. Le loyer de la boutique tombe chaque semaine, et Grivok prête jusqu’à 2 000 Velys.
Seul le résultat compte.La Collection recense 20 000 références. Votre résidence expose vos plus belles pièces et range vos mangas et BD ; son prestige attire des visiteurs, honnêtes ou non.
Objectifs du jour, expérience et compétences font grandir votre affaire.Plus la rareté est haute, plus l’objet vaut cher, et plus il se fait attendre.
Les pièces exposées chez vous, vos séries de mangas et de BD et les souvenirs reçus forment le prestige de votre résidence. Chaque demeure a son plafond : pour aller plus loin, il faut voir plus grand. Votre prestige vous fait gravir les paliers de la renommée, qui attirent des visiteurs et ouvrent de nouvelles portes.
Chaque visiteur laisse un porte-bonheur aux effets durables.
Un jeu d’enchères, d’expertise et de collection
dans l’univers Dies Nox
Merci à tous les ramasseurs, enchérisseurs et collectionneurs
qui font vivre les Halles des Verrières.
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